Pour la plupart nous nous sommes rencontrés sur le blog de Pierre Assouline, la République des Livres, ce qui fait que nous pouvons imaginer que nous avons en commun un certain goût pour la lecture.
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Depuis, nous avons pris l’habitude de nous croiser, sur les blogs, des uns et des autres. Nous avons tous notre pseudo permettant de nous identifier.
Nous avons plus d’affinités avec certains qu’avec d’autres et parfois les relations, même virtuelles, partent vite en vrilles.
Normal car parler des livres, c'est un peu particulier, ce n'est pas un sujet anodin, parler des livres c'est
parler de soi sans vraiment en parler.
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Difficile de se faire une idée de qui nous sommes, c’est pourquoi je vous propose une petite galerie de portraits, où chacun se présente, non pas une présentation réelle de ce qu’il ou elle est dans la vraie vie, son boulot, sa famille, ou ce genre de trucs mais plutôt une présentation de son avatar, ce petit personnage virtuel que nous côtoyons sur le web, une présentation de qui ce est derrière ce pseudo, ce qui est ou ce que nous aimerions qui soit, l’image que nous voudrions en donner aux autres, ou ne pas en donner.
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Je pourrais le faire tout seul, mais bon, je peux me tromper sur votre compte, je ne veux pas faire d’impair, c’est pour ça que le mieux est de rédiger vous-même votre CV Virtuel, en quelques lignes, quitte à raconter des bobards, ou des choses sans queue ni tête, mais pour ça je vous fais confiance.
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Je sais qu’à une époque une socio- linguiste voulait faire ce genre de truc avec Pierre Assouline et sa RDL, j'espère que nous allons lui simplifier le travail.
Les CVV ci-dessous sont classés par ordre alphabétique, j'ai l'honneur et le plaisir de vous présenter :
Annibal, anonyma, Armand le Transparent, cactus, Cécile, Chrsitiane, Clopine Trouillefou, C.P., Dexter, Guidoriccio, Harmonia, Henri, JC, Lavande, Lazarillo, Miette, mon chien aussi, Montaigne à Cheval, Morasse, newbie, odradek, pado, Renato, Sophie des Roses, Sophie K., Thierry Kron, Henri Zerdoun, Zoë.
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Enfant je m'amusais autour d'un olivier, sur des planches herbeuses, à l'ombre d'un clocher. Malgré la mer au loin et le ciel sans nuages, j'ai su très tôt, hélas, qu'il faut partir au large, si l'on veut, pour toujours, fixer à tout jamais, les moments les plus beaux et ceux les plus parfaits.
Enfant je m'amusais à côté du figuier...
Reposerai-je un jour à l'ombre d'un cyprés ?"
Annibal dans les jardins de la Croisette :
L'enfance nue. Avant de me présenter au concours du plus bel enfant de Cannes, ma mère ne m'avait-elle pas inscrit au casting du Bébé Cadum ? Je me souviens d'un temps où l'on ne floutait pas les parties charnues des petits enfants. Que s'est-il passé ?
Mais cette photo, tous les baby boomers de cette galerie la possèdent dans leurs albums :
Un incident malencontreux : En septembre 1953, ma mère, telle la Magnani de Bellissima, me conduisit aux Dames de France, à Cannes, pour participer au concours du plus bel enfant. Persuadée qu'elle était que le plus bel enfant...du monde, c'était moi ! Ou plutôt le fruit de ses entrailles, à elle. Quand elle vit la photo d'un autre publiée dans l'édition locale du Nice-Matin, quelques jours après, qu'elle ne fut pas sa surprise. On avait osé ! Elle trouva le gagnant bien moins beau que moi, assurément. C'était visible, hurla t-elle furax dans le bureau du directeur des Dames de France, où elle déboula sans y avoir été invitée. Criant ensuite, en m'exibant à travers tous les rayons du magasin, sur plusieurs niveaux, que le concours avait été truqué. La honte ! Heureusement que je ne m'en souviens pas. Cette histoire, elle m'en abreuva durant toute mon enfance, en me montrant justement la série de photos dont j'extrais ces deux-là (pour participer au casting, il fallait payer le reportage complet réalisé par un photographe descendu spécialement de Paris). Je n'ai pas celle du vainqueur, hélas ! Vous auriez pu juger par vous-mêmes :
L'enfance déguisée. Ma mère avait-elle le goût de la fête et du travestissement ? Elle ne manquait jamais de me faire participer aux kermesses ou aux bals organisés par l'école ou la municipalité. N'hésitant pas à louer les plus divers costumes, à me grimer, me coiffer et maquiller. Ici, j'apparaît en Pierrot lunaire, la face enfarinée et outragement fardé. C'était pour le bal annuel du casino municipal de Cannes, dans les jardins de la Croisette, à l'époque du carnaval. Elle était toujours d'accord, lorsque la maîtresse lui demandait son autorisation pour que je sois déguisé en femme, à l'occasion d'une représentation théâtrale. Pour les rôles de filles, à l'école de garçons ou en colonie de vacances, c'était toujours moi qui était choisi. Je me demande bien pourquoi ? Je me souviens qu'une fois j'ai même été déguisé en bonne soeur. Beaucoup plus tard, alors que ma mère m'interrogeait avec étonnement sur les raisons de mon homosexualité, je lui ai répondu que c'était entièrement de sa faute. Elle en resta un peu perplexe, puis éclata de rire...
anonyma :
Comme dans la chanson "je suis née quelque part" en haut, à gauche de la carte, pas trop au bord, juste un peu plus bas, là, oui, c'est ça.
Une sorte de petite chose si étonnée d'être qu'elle ne s'en est jamais remise, et passe sa vie à l'interroger.
Les contes de Baba Yaga la sorcière ont bercé son enfance un peu trop près du mur, ce qui lui vaut une certaine expertise en papiers peints. Il s'est pris de passion pour les planches après une représentation de danses folkloriques bulgares. Hélas la troupe est repartie en pliant chapiteau le laissant désemparé devant l'étude harassante des fonctions algébriques.
De temps en temps il rit tout seul, il semble passer de fort bons moments avec lui-même. Je me permets de vous envoyer un portrait qu'il m'a un jour envoyé, mais avec lui, rien n'est fort certain, on dirait une petite fille. Attendu les nombreux pseudos qu'il a utilisé, il m'a juste autorisé à dévoiler qu'il a parfois signé ses post bifidus actif, en souvenir des inoubliables danses folkloriques bulgares.
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ok mais pouvez-vous me déranger par ordre analphabétique à cause entre autres de mes tocs et de mon éthique à laquelle j'ai souvent mâle ?
Sujet aux attributs indéfinis , moi c'est Sissi et sévice versa ; Homme-lézard aux dés parfois bizarres , Homme-énigme normes mâles , butineur lutiné amoureusement par d'incertaines parfois point vilaines : photographe éléphantasque à mateurs je hante le web depuis ses tout débuts surfant sur séphoras ou ce forum , d'adresses en adresses , de liens en liens ( Tollérama beaucoup ) entre maladresse et mâle adresse.
Les évolutions de mon surmoi croustillant : mes moments où le doute m'Habitat ( je sortais de chez Ikea ) , ma voisine des dessous , en 68 sur le pont un CRS qui tombe , une tête de nègre , un nez en moins , une virgule cigale , un chef cuisse tôt , une pouf louf , mes années nénés , le jour où je fis le point virgule et surtout , surtout , le jour où John Boorman me délivra !
"Tess D'uberville" de Polanski, à Julia Roberts, à Nicole Kidman, à Kristin Scott
Thomas, à Jane Birkin, à Charlotte Gainsbourg, à Carla Bruni, à un top de l'agence Elite, à une fille des pubs pour les glaces Miko, à une fille nommée Ethel, à une grenouille, à une
sauterelle, à une biquette, à une minette, à un chameau, à un chien fou de prairie, à une petite guenon, à une chouette, à une souris, à une belette, à un fenec, à un faon, à une biche, à une
idiote, à une ingénue, à une fausse-ingénue, à une intello, à une sale intello, à une juive, à un bébé, à une vraie femme, à une fée, à une magicienne, à une extra-terrestre, à une sorcière,
à une hippy, à une soubrette de théâtre, à du poil à gratter, à du sel sur une plaie, à un baume sur une plaie, à un pain au chocolat, à un petit pain à la lave, à un alcool fort, à une
pauvre petite chose, à une petite merde, à une Russe, à une belle statue-colonne gothique du portail de la cathédrale de Chartres, à un Modigliani, à un Giacometti, à un Brancusi, à un tas
d'os, à mon ombre, à un fil, à une liane, à un ficus, à une fougère, à un roseau qui fléchit mais ne rompt pas ...... Une faune et une flore à moi toute seule seule ...
A ce train, je pourrais m'y perdre, je pourrais douter de qui je suis mais je vous assure, je ne souffre nullement d'un éparpillement de ma personnalité.
C'est un peu des chemins de traverse qui auraient pris la place d'une route droite. J'ai souvent rêver ma vie et me suis souvent ennuyée. J'ai eu des incendies aussi, où tout
brûlait pour un visage. Il m'arrive souvent d'être divisée et de vivre plusieurs histoires en même temps, de penser plusieurs choses en même temps, d'aimer cela et son contraire, de
changer d'opinion pour les choses de surface mais pas pour celles en profondeur qui me constituent... mais que je ne connais pas ! J'aime cet espace où rien ne pèse, que l'on peut oublier
et dont soudain on puisse avoir faim. J'aime qu'il y ait un impossible entre les êtres que nous devinons ici et leur réalité, cette fine épaisseur du fantasme. Je ne parle jamais de ma
vraie vie sur les blogs, enfin, ma vie actuelle. Je suis fidèle en amitié, complexe en amour ! j'aime écrire, surtout dans l'improvisation que permettent les commentaires. Mes écritures
personnelles, plus lentes, je les brûle régulièrement où je les envoie à des amis. Lire est tellement important pour moi que je peux tout oublier quand je lis, sauf écrire. Pour peindre
un portrait je choisirais un camaïeu de bruns et d'or. Or pour la lumière, tons terreux pour la pesanteur. Voilà je crois que ça ressemble un peu à celle-là qui habite de l'autre côté du
miroir, la seule que je vois !
Comme Quasimodo, autre héros du livre dont je suis tombée, je suis parfois moquée, montrée du doigt voire mise au pilori. Bah, qu'importe, le soleil jaune tombe dru sur mes prés verts, et si l'on me donne une plume, il y a de grandes chances que je n'en pare pas ma chevelure, mais bien plutôt que je dessine, dans l'air, les mots qui me sont aussi indispensables pour vivre que le sol, sous mes pieds incertains, qui soutient ma démarche clopinante.
Enfin, j'ai commerce avec un dernier personnage du livre d' Hugo : la chèvre blanche d'Esméralda. Comme elle, je sais jouer du tambourin, et comme il est de coutume dans la famille, moi aussi c'est au petit matin que le loup me mange.
C.P. : Un grand-père cuirassier en 14, un autre, américain, disparu en 17. La veuve me fera plus tard baptiser (Christian, vous parlez d’un prénom !), mais les deux autres grands-parents m’élèveront dans l’amour des chevaux…et la détestation durable du patriotisme et des hymnes (ce qui me vaudra de menus ennuis à l’école et avant le début des rencontres internationales de rugby).
Ma mère m’embarque peu après ma naissance pour New York tandis que mon père, jeune médecin, commence à tirer ses quatre ans d’oflag. D’où double-national.
Retour à Paris, études sans histoire, vacances heureuses en Basse-Bourgogne et dans le Var, deux ans à Cornell, la France de nouveau, l’agrégation de LM, une thèse de stylistique à l’ancienne, A + b (Eugène Dabit / Louis-Ferdinand Céline). J’enseigne dans une EN, ensuite en khâgne (Versailles et Paris), à Paris X, puis dans la modeste N.Y.C.U., où j’ai encore aujourd’hui des étudiants du type « master », comme professeur-associé pour les XIXe et XXe siècles. Belles et bonnes rencontres américaines, du Nabokov de mes dix-huit ans à Cormac McCarthy, Don Delillo et Vollmann hier.
Maladies : une pneumonie à quarante ans et 41 degrés ; j’ai quelques apparitions et c’est bien, mais j’ai déjà l’habitude de noter mes rêves, ce qui ne plairait guère à un(e) psychanalyste. S’y installent des personnes inconnues et pourtant si précises que, sans plus d’addiction au spiritisme qu’à la religion, j’en arrive à croire que nous ne sommes pas seuls. D’où viennent-ils ?
Infirmités : 1) incapacité de parler et d’écrire plus de deux langues, alors que j’en lis un peu plus. 2) boiterie légère après une chute, pris de vin, dans les douves d’un château, fracture mal rééduquée du calcanéum ; je ne bois donc plus que du lait, du martini blanc et du bourbon ; c’est aussi pourquoi (ma boiterie) une intervenante ici présente, que j’aime autant que la littérature anglo-américaine, refuse de finir WATT… Et RICHARD III, maybe ?
J’habite, à Paris que je ne n’aime pas trop, quai Henri IV, et, à New York, dans East Houston Street. Je m’occupe avec ferveur de la pérennité, si elle est possible, de l’œuvre de Georges Hyvernaud, y compris en souvenir de René Etiemble.
Mes parents sont morts jeunes, et j’en ressens quelque culpabilité ordinaire (ne pas avoir parlé avec le père, etc.)… Mais il y a les dames et la suite, bien qu’aucun homme, eût-il été aimé, ne sache si… : cinq enfants, Josquin, Céline, Julie, Chloé, Mélanie, dont deux comédiennes, waouh, projection ! Des gendres, successifs ou non, aimables et attentifs. Six petits-enfants à cette heure, Lou-Salomé, Sarah, Esther, Rebecca, Eva et Lior.
Puis-je ajouter deux chattes, un cheval et deux ânesses (ces trois
derniers à Gorbio, 06), et ça suffira comme cela ?
Bon j'ai rajouté une photo, vieille de plus de 20 ans, maintenant j'ai les doigts un peu moins agiles. Nous n'étions pas des pros, nous étions meilleurs pour descendre le whisky que pour monter les gammes. On avait Bud à la batterie, Fred au piano et Gérald à la contrebasse, là nous devions jouer Lullaby of Birdland, ou the Shadow of your smile, ils se foutaient de moi parce que même sur des swings endiablés je faisais toujours des chorus qui plombaient l'ambiance, genre Chet Baker mais en beaucoup plus déprimant, sur des gammes de 9ème ou 6ème mineur, si vous faites un truc swingué en la et qu'un type démarre son chorus sur une gamme de lam9 ou doM7 ça plombe terriblement, c'est ce je faisais, mais je le faisais pas exprès, du coup sur des morceaux du genre Shadow of your smile je me sentais bien, comme chez moi.
bref un "qualunquiste" quelconque ...
Voilà c'est complété.
M'en
suis de suite aperçu, vous pensez bienMais une fois là, l'a fallu que je me le coltine... A bout de forces, j'lai bien amputé de Mundi mais restait Harmonia... Harmonia ? Dans ce monde là ? Qu'est-ce qui faut être une quiche et avoir de merde dans les yeux pour oser !
Chaos à tous les étages et l'aut crétin, vlà qui nous la joue HARMONIA..pffff
Et puis, tout le monde s'est mis à me prendre pour une fille...Vous jure, j'avais encore rien dit (ou presque, juste deux commentaires dont j'étais fier (comme si j'avais un bar-tabac) sur l"histoire du roman et qui, de suite, m'ont valu 5 pages de crachat plus ou moins érudit de Mauvaise Langue) que déjà, je m'arrachais les cheveux... Boudiou, ouk ca que j'étais tombé?
Bon, je devenais une fille, d'accord mais je pouvais plus changer Harmonia comme ça, juste par caprice...
Alors, depuis, je le traîne, et je me questionne, plus fort que jamais... Y'a qd même un sacré fantasme d'appartenir à l'autre sexe que le sien...
JC :
Il y a chez le JC, âme simple, esprit clair,
La matière et l’humeur qui mènent aux Enfers.
C’est un pitre funeste, il irrite plus d’un,
Moche, bête, petit, … et si mauvais tribun !
Quand il avance en vain, meuglant des mots sans suite,
Chacun rit en secret, et pense « Quelle cuite ! »
Il poursuit, comme l’autre, une mission divine,
Et contre les moulins … et bien, mais il mouline !
Va, pauvre JC, te perdre en République,
Jeter aux trolls rassis tes propos et tes piques
Seul le hasard te guide et tu ne vaux plus rien …
Un soir, tu cèderas ! Et là, buvant ton vin,
Tu penseras, fini, au blog de chez Dexter :
« Ah ! C’était le bon temps … on s’envoyait en l’air ! »
Clopine m'avait fait un grand plaisir un jour, en me disant qu'elle m'imaginait en Katharine Hepburn dans "La maison du lac", avec une grande maison pleine d'armoires anciennes, emplies de draps parfumés avec des sachets de lavande bien sûr!
En fait pour rester dans les références cinématographiques, je pourrais plutôt adopter la jolie définition, un peu moqueuse, qu'Agnès Varda donne d'elle-même: "Une petite vieille dame, rondouillarde et bavarde"...même si je suis encore loin des 80 balais (au sens propre du terme) que ses amis lui ont offerts pour son anniversaire; et bavarde, certes je le suis, mais pauvre scientifique égarée au milieu de savants littéraires, je ne peux guère raconter que de petites anecdotes...parfumées.
Sinon la lavande, jolie petite fleur discrète et bienfaisante me plaît bien et alors que je disais un jour, qu'à part la couleur de mes yeux, je ne ressemblais pas beaucoup à mon pseudo, ma fille m'a dit "tu te trompes maman, un pseudo c'est le reflet de notre moi intérieur!".
Jolie définition, non?
J’ai 59 ans, je suis né dans un patelin de la province de Cuenca en Espagne à une époque où l’on crevait littéralement de misère. Mes souvenirs d’enfant sont marqués par les
petits cercueils blancs, surtout en été quand l’absence totale d’eau courante, et donc d’hygiène, alliée à la chaleur causait des ravages. Mais j’ai eu aussi le temps de fréquenter
l’école de la dictature avec catéchisme, éducation de l’esprit national et mandales obligatoires. J’arrive à en rire maintenant. Mon père partit pour la France rejoindre ses deux grands
frères en 56, pour voir. Dans les lettres qu’il écrivait (il écrivait fort bien, sans faute et d’une belle écriture alors qu’il avait quitté l’école à 11 ans) il nous disait qu’en France
on pourrait manger de la viande et du saucisson. Je racontais ça à mes potes qui en bavaient d’envie. Un an plus tard, en octobre 57, ma mère, ma grande sœur, mon petit frère et moi-même,
quittions à notre tour l’Espagne et surtout mon Minglanilla natal. Ce fut une déchirement. Le voyage en train fut interminable, surtout dans sa partie espagnole. Une fois dans le train
pour Paris, à Cerbère, nous fûmes hébergés en première classe par des britanniques qui nous prirent en pitié. A la gare d’Austerlitz, ce dimanche matin du 6 octobre 1957, je fus ébloui
par tous ces voyageurs bien vêtus. Mais quand on monta dans le métro je fus pris de panique, je croyais qu’on allait refaire le voyage en sens inverse. Direction le quartier
de Belleville, métro Pyrénées, ensuite la rue Botha, entre la rue des Couronnes et delle du Transvaal, un lieu magnifique pour les enfants. Le logement ? Je me demande encore
comment on a pu tenir là-dedans à 5 pendant 13 ans ! Mais c’était le lot commun, et d’autres habitaient des bidonvilles.
Après les visites médicales et les vaccinations d’usage on me mit à l’école de la rue Levert, en perfectionnement, avec les futurs repris de justice. A la rentrée suivante je maîtrisais suffisamment le français et on me plaça directement en en CE1 où mon premier vrai ami s’appelait Davasoglou. Dans la cour de récréation régnait la loi de la jungle mais j’étais sous la protection d’un cousin de 15 ans qui était en Fin d’études et qui mesurait déjà 1,85m, tout en muscles !
Mes premières lectures en français je les dois à un Petit Larousse illustré qu’on m’avait offert et je devins un fou d’histoire et de géographie.
J’étais plutôt bon élève, plus travailleur que véritablement doué. A la fin de la quatrième je décidai de quitter le CEG pour m’inscrire dans un collège d’enseignement industriel (CEI, au-dessus du CET), on y entrait par concours. Je voulais travailler le plus vite possible afin d’aider mes parents. CAP d’ajusteur donc, spécialisé en métaux légers pour aller bosser dans l’aéronautique. J’ai très vite regretté mais je suis allé jusqu’au bout. Ensuite, par concours, entrée au Lycée Technique d’Etat Raspail et à la fin de la première E je me suis présenté au bac philo en candidat libre. Je voulais aller en fac et m’amuser, jouir enfin de l’existence, faire une prépa de math ne m’intéressait pas. J’ai réussi et c’était le plus beau jour de ma vie.
J’ai fait des études d’espagnol, de lettres et d’anglais. Je gagne ma vie comme… mécanicien de précision dans un atelier pour des physiciens à l’Université Paris 7. Etrange destin professionnel que le mien ! J’avais accepté ce travail il y a presque 37 ans en attendant la fin de mes études. En ce moment je suis en congé.
Je suis marié et j’ai deux enfants, une fille de 15, en seconde au lycée, et un garçon de 19 ans en fac et qui connaît bien le neveu de notre ami Montaigne, par le plus grand des hasards !
J’aime lire, écrire aussi, et faire la cuisine. La mémoire, la capacité de lecture et la culture d’un Montaigne à cheval me font baver d’envie.
Pour la politique, comme presque tous ceux de ma génération, je suis passé par l’extrême gauche, dans la même boutique que Jospin, Cambadélis et Benjamin Stora. Avec le recul j’en ai froid dans le dos mais j’en tiré une solide formation politique qui n’a rien à envier à celle de Science Po.
Je suis un anxieux qui se soigne et se maîtrise, mais pas un angoissé.
adultes ou les pages des albums de photos. Comme si le début de votre vie n’existait pas. Au commencement était le vide.
À votre identité incertaine vous aviez substitué celle de la bonne élève. Retranchée derrière vos mentions et vos diplômes, vous croyiez (bien naïvement) celle-là inexpugnable.
Depuis une petite année votre cheminement a pris un tournant imprévu ; joie solaire, peut-être illusoire — mais tout le restant vous indiffère …
J' vous passe les détails ennuyeux liés à la sexualité qui sont d'une banalité éprouvant : poils, astiquage, etc, etc, etc. Rien de bien étonnant... Puis, les études (chaotiques), puis d'autres choses sans beaucoup d'intérêt...
Voilà, alors je vais vous parler de mézigues. Pas qu'il y ait grand chose à en dire. Ne
vous attendez pas à un portrait genre Marilyn Monroe...la première chose essentielle qu'il FAUT
que vous sachiez, c'est qu'un jour j'ai cuydé mourir de peur ne regardant la chaîne "HISTOIRE". Je tombe, je vous le donne en mille, sur ALEXANDRE ADLER.Moi, à 100%. En plus gros. Quand même. Ressemblance terrifiante. Surtout que le personnage, comme vieux réac s'il se pose là.
Alexandre Adler donc. Je suis chauve depuis 25 ans. Alopécie génétique ,qu'ils disent. Alors du coup, pensez au portrait de Luther par Dürer, avec la calvitie et le cou boudiné. Deuxième ressemblance.Et puis alors, quand je vois une phot de mon père, qu'est un écrivain connu, héhéhéhéhé, je me dis que les lois de Mendel n'étaient pas réservées aux habsbourg, sacré nom d'un foutre!!!!
Tout cela nous éloigne de la finesse de traits d'un Noureev. On est plutôt dans le percheron, le boulonnais que dans le pur-sang. Ceci posé, je suis de conformation très moyenne, banale. 1m80. Pas le nanisme tout de même. J'ai tout: des mains, des pieds, des bras, des jambes. Enfin, l'équipement de base.
De toutes façons , vous me connaissez. Vous avez vu ma tronche sur mon blog. Le chapeau, je précise, c'était une folie, un "Eden" de chez Berteil...Boulevard Osman.
J'ai les yeux bleus, genre porcelaine ming. Pas très ardent. Ça fait aussi chaud qu'un lait d'huître.
Curieux sentiment un peu sournois d'arrachement tartuffe à un lieu dont , au fond, on se fout royalement. Plus sérieusement, je suis de cette génération qui a d'une certaine manière porté sur elle le poids de la Shoah. Comme si nous avions voulu "libérer" noos pères de ce poids. j'avoue que cette question d'Auschwitz m'obsède au point que j'en perds parfois la raison et que la psychanalyse ne m'a pas servi à grand-chose. Mais sans doute était-ce de ma faute: mon psy s'appelait Clémenceau...avec accent. Pour un historien, mazette !!! le Traité de Versailles et touti frouti...
Je suis agrégé de géographie. Par hasard. Et surtout parce que mon sujet d'oral était ce pour quoi je me suis passionné et ma passionne toujours: les trains. Le trains, le monde ferroviaire, c'est ma drogue. La géographie, je ne la conçois pas sans la présence de gares.
Mes passions: la marche, je suis un marcheur impénitent, le vin, les femmes, les gares, les cartes. Mettez-moi une carte géographique sous le nez, z'êtes tranquilles pour la journée. Ma musique de prédilection , sans conteste, les Cantates de Bach par Nikolaus Harnoncourt et tout le baroque français. Cette musique froide et passionnée, janséniste, qui sent la cave humide en novembre.J'adore manger. Manger est une passion. Je mange plus que de raison et de quoi faire venir de l'eczéma aux végétariens... Le vélo m'emmerde suprêmement, mais je suis un nageur invétéré. L'eau , je l'aime comme l'aimait Charlemagne.
Ma devise....attendez..cette phrase de Peter Handke "Seul le luxe le plus extrême est digne de l'homme".
Qu'est-ce que je pourrais vous dire d'autre? Je m'habille au décrochez-moi ça. Monn seul luxe étant mes godasses. Alors là , pas transiger. J'adore chanter, et je le fais souvent après des repas, le soir. Je connais d'innombrables chansons réalistes et politiques des années 1880-1920. Cadeau précieux de ma vieille mémée, une acharnée Front Populaire à laquelle je dois tant.
Je peux pas faire court (excusez du terme, pardon M. Court) parce que cé un
portrait bio. Et que vous aurez une idée de ma constitution en trois ou quatre étapes.
De
haut en bas et réciproquement je bégaie donc dans les marches des escaliers mais ne supporte pas les ascenseurs qui me font immanquablement me tordre en fous rires. A l'horizon, pelote sans
mots. Malgré tout quotidiennement vêtu d'un ensemble de fils, je passe mon temps à refaire mes lacets dès que quelqu'un crie. Seul autisme que je cultive en couleurs et en forêts pour que la
représentation ne fasse pas trop tapisserie. Bois trop de thé et fréquente parfois quelques salons à cause de cela. Toutefois je ne supporte la station assise que si le motif du siège fait
spirale inverse à celui du dossier. Ce qui est assez rare et m'oblige donc à souvent prendre l'air à l'aide de quelques traces toujours trop fébriles. Mais sans repentirs je recours encore
compulsivement aux lunettes noires. Ne pilotant ainsi qu'une paire de chausses je me fie plutôt aux reflets qu'aux panneaux indicateurs. Un goût prononcé pour les battements de coeur a depuis
longtemps fidélisé le mien à toutes les recettes de compotes. De même, je m'attache plus vite aux lieux qu'aux gens ce qui me permet toujours de m'envoler à la propriété. Sauf si risque de
non-assistance à mammifère en danger. Ceci dit odradek a un manège à soi: la sienne.
pado : Je suis né au monde virtuel un jour de GAG.
La
pratique de l’art équestre dans les roseraies m’a incité à y rester.
Grand lecteur de polars, après tâtonnement je me suis retrouvé diminutif d’un anar, commissaire de police par hasard (un ami de près et de loin lui avait donné le jour).
Comme j’adore troller (grave défaut mais revendiqué) outre pseudos à la noix et personnages récurrents j’ai épuisé (et j’épuise) toutes les déclinaisons du commissaire et de ses copains.
Pour garder cette dualité et pour oublier le 92 (le département pas le bus) où je passe ma vie, je fuis le plus possible vers le 73 où je vis.
Sinon, adepte acharné des bistro(t)s parisiens entre amis, je les visite, je les visite et je cultive mes amis.
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PMB : La Grande Famille, disait-on, respect mâtiné d’ironie pour ces gens ne commettant que le péché
d’orgueil. On ajoutait parfois, irrité : Famille de donneurs de leçons. Famille prestigieuse, où tel rapporté venu prendre femme fut soupçonné de surtout chercher place à la
sainte-table de la considération. Famille presbytérale, car les ecclésiastiques et les nonnes qu’elle comptait à foison donnaient le la sur tout, mariages, locations de ferme ou achat
de votre toute première radio à lampes. Famille hiérarchique, quand sur les avis d’obsèques prêtres et religieux précédaient la piétaille de leurs frères et sœurs laïcs ; les premiers
déjà en automobile neuve quand les derniers traînaient en carrioles anémiques. Famille sévère parquant ta mère à l’écart, condamnant l'insolent qui osa défroquer et ceux qui le
comprirent, rayant des cadres ce cousin parti ouvrier à la ville et ses maudits syndicats ; les rétifs à cette ligne dure devaient se taire. Famille dans l’air du temps. Mauvais
temps.
Tu vis un jour, soigneusement dactylographiée par quelque membre éminent, la liste de ceux que, sur des générations, le Seigneur avait enrôlé. La généalogie des autres, point. Les
lignées se nourrissent d’un nom prestigieux, de terres loin vers l’horizon ou d’un métier noble à transmettre d’âge en âge : chose militaire, maritime ou artistique. Le blason de la
tienne, c’était Dieu.
Tu revois cet autre oncle, soutane tendue à la bedaine, front blanchi par le béret, grosses lunettes sur joues bleues d’un poil dense et ras, venu baptiser ton frère. Au repas, de
colère il empoigna ton bras « regarde mes yeux ! » : tu vrombissais autour de la table, las d’attendre le savoie du dessert. Ta mère, qui acceptait à journées tes parcours de santé dans
la maison, n’osa prier ce célibataire sans enfant bardé d'égoïsme de l’imiter seulement deux heures. La vénération des prêtres avait force de loi. Et puis, elle... Bien des années après
il mourut seul, seul avec ses secrets*, ses questions, son amertume d’homme floué, écrasé sous l’échec d’un idéal dont il vit trop tard qu’il fut celui de ses parents et non le sien,
muet de la paralysie comme de l’indicible. Pas de lèvres humectées par des mains de famille, pas de musique baroque et sereine, pas de minots à pépier dans la chambre, de petite-fille à
murmurer tout sourire au mourant : Pépère, je vais te raconter le Petit Chaperon Rouge !
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Contrairement à ce que ma définition sociale pourrait suggérer, et même si parfois m’arrive
d’exposer quelque chose qui ressemble à de l’art, je ne suis pas artiste mais flâneur. Mais bon, puisqu’il faut que le boulanger et la Mairie puissent nous définir, va pour
artiste. Cependant pas d’avant-garde S.V.P., je préfère “inactuel”, ce qui donne une image de moi que, puisque dans l’imaginaire des milieux artistique cela me classerait à droite, fait
tomber sur le cul mes interlocuteurs lors des conversations politiques.Je ne suis pas constant, je m’ennuie vite, donc une vie chaotique à laquelle j’ai cherché de mettre un ordre lors de mes 50 ans, résultat une petite dépression, de là la décision ferme de vivre dans le chaos jusqu’au jour où je rentrerais dans le chaos originaire. J’aime assez mon ambivalence et mes troubles, et j’aime en faire théâtre, c’es peut-être ma seule activité suivie, malheureusement elle ne nourrit pas, donc : quelques chose qui ressemble à de l’art, etc.
par MàC : PORTRAIT DE DAME AVEC VENTOUX
Sophie, donc, c'est une vieille connaissance. On s'est rencontrés ches Bécassouline. Puis ayant constaté qu"on avait des atomes crochus, ce que Goethe appelle "Die ahlverwandschaften" (les affinités électives) on a ouvert ensemble notre République. Seulement tout ça, c'est virtuel. J'avais déjà quelques idées concernant Sophie. Je me la
représentait dans une maison du Comtat, avec le feu dans la cheminée, un feu de sarments. Nous sommes en hiver. Le Ventoux, au loin,derrière Bédoin, miroite dans le soleil froid. Et cette Sophie-là que je ne connaissais que pixelliquement, m'apparut d'emblée comme ces
femmes cultivées et pensives qu'on trouvait au XIXème siècle.
Puis nous nous sommes rencontrés, à Roussillon, l'été dernier. Et j'ai eu en face de moi, une femme jeune, vivante, blonde, avec des lunettes sérieuses, et surtout surtour opiniâtre. Opiniâtreté. Fermeté.
Constance. Bonheur ineffable de vivre. J'avais l'impression en observant cette amie très chère, de voir un enfant avide manger jusqu'à la dernière miette de la vie, ne laissant rien. La vie comme un bonheur à mordre, voilà ce que me semble être Sophie. Et ajoutez à cela un caractère pas commode, mais qui incline à l'empathie et un appétit de savoir tout sur tout. Sophie exaspère, réjouit, met en colère (j'en connais au moins un) mais ne laisse pas indifférent.
par pado : Sophie, c’est ma marraine, la première à m’avoir pris par la main dans ce monde virtuel, à avoir salué mon petit ectoplasme perdu.Généreuse à outrance, duelliste à outrance, sensible et chaleureuse, dangereuse.Pétale et épine.
Née en Provence et élevée au vin des Coteaux du Tricastin, titré en Becquerels, j’irradie mon entourage et foudroie les hommes qui m’approchent. Passionnée de musique classique je raffole de Jean Ferrat ; pour la littérature c’est le recueil des citations de Prévert qui a mes faveurs, c’est subtil et surtout très original. Mais ma vraie passion, en dehors des arts plastiques, c’est la lecture au clair de lune, sur fond de chant des cigales, un verre d’anisette posé sur la table du jardin, de la fine dialectique de Georges Marchais. Au fait, si vous apercevez Laz dites-lui qu’il fasse un saut à la maison, j’ai à lui causer.
merci pour tous ces beaux portraits de Sophie, désolé pour Sophie mais nous allons nous arrêter là ou pour le dire autrement : arrêtez de m'envoyer des portraits de Sophie !!!!!
bon un petit dernier, mais c'est bien parce que c'est lui,
par JC : Je suis Sophie, qui préfère se battre au lieu d’être sage : mes rêves sont plus beaux que vos réalités
rangées, et quelques unes dans un foutoir effroyable. J'ai des
cuisines et des dépendances, mais je ne sais plus trop comment m'y rendre, vu que je me perds souvent à l'intérieur de moi. J'ai en tout cas pensé à faire installer un ascenseur pour aller
plus vite entre mes idées et mes actes, mais il reste souvent coincé entre deux étages, avec moi à l'intérieur forcément, alors j'y dors parfois, et du coup j'y ai mis un lit pliant avec un
coussin (j'aime penser confortablement). Je n'aime pas me mettre hors de moi de peur de ne plus savoir comment y rentrer après. J'accueille volontiers les autres, et j'essaye de ne pas les
perdre (notamment dans l'ascenseur) ; j'ai quand même mis quelques balises et des noms sur les portes de leurs chambres, mais il m'arrive quand même d'oublier quelques noms, ou de croiser en
moi un visage qui ne m'est pas inconnu sans pour autant savoir où et quand je l'ai déjà vu. J'ai aussi une cave (gigantesque) dans laquelle j'entrepose pas mal de souvenirs et un grenier
(immense) où je range mes milliers de projets en cours.Sinon, extérieurement, je suis à peu près un boulet de canon.
Je porte les cheveux coupés courts, je ne suis pas Luxembourgeois mais un Parisien en exil extérieur. Dandy? Parfois, mais sans excès, difficile et inutile de me mettre dans un tiroir, je suis out of the closet. J'ai un faible pour le Gotha, pour les arbres généalogiques et les noms de la Noblesse Française, plus esthétiques que leurs cousins germanophones. J'aime les soeurs Mitford et le double nom de la Reine Mère Elisabeth, j'aime le chapeau à aigrettes de la duchessse de Cornouailles mais moins le Cornwall, je préfère le Ben Nevis. Ne me dîtes plus jamais Dexter que je suis Suisse, je suis né Français, de nationalité Française depuis 1793, avant nous étions sans Nationalité et sans patronyme fixe, lequel fut choisit en 1805, sans me demander conseil. Je n'aurais aucune honte à être Suisse, sauf qu'il y a chez eux, dans leur Histoire, ni cour, ni colonies, ni marine de guerre. La Suisse est un pays assez austère, c'est beau bien sûr, lacs, montagnes, rivières, fleuves partagées avec les pays limitrophes et last but not least les meilleurs chocolats du monde. Sans oublier le goût du travail bien fait.
Je ne vais pas vous expliquer en quoi je suis Français et pourtant das liegt auf der Hand: J'ai aimé avoir au programme Descartes, Molière, Voltaire, Diderot. J'ai un faible pour Napoléon III, qui lui était Thürgovien et cosmopolite, pour Napoléon Ier, tous les Louis sauf Louis 11, Coco Chanel, Colette, Françoise Sagan, le cinéma Français en général.
Question Art Contemporain, je suis très heureux d'avoir vécu hors de France, mes compatriotes sont des réactionnaires viscéraux quand il s'agit d'Art et leur lutte de classe me fatigue les encensoirs. Bon je ne suis pas en train de faire un autoportrait, comme les cravates de chez Charvet, suivant la lumière les couleurs changent.
PS: Bourgeois bohême, Bobo, amoureux des quais, exilé.
(photo prise par ma fille Dacia, 9 ans).
Henri Zerdoun est pour ainsi dire le photographe officiel des intervenautes, souvent Passou et les bloggueurs de la RDL mettent certaines de ses photos dans leurs articles.
Normal, parce que les intervenautes aiment les livres, et les photos d’Henri Zerdoun, en plus d’être des photos, racontent aussi, comme les livres, des histoires, le plus souvent des histoires amusantes ou ironiques, en jouant subtilement avec les choses appartenant à nos paysages urbains, mais parfois des histoires mélancoliques, nostalgiques.
En tout cas de belles histoires sacrément bien racontées !Quand il dit de ses photos qu’elles sont "tout simplement des instants fugaces de nos vies", il faut prendre le ‘tout simplement’ comme un euphémisme, parce que techniquement, ce genre de truc ne doit pas être du tout facile à réaliser.
Faut dire qu’Henri Zerdoun a l’œil et en plus d’avoir l’oeil et il a aussi un blog où il met une photo par jour et ce, sans commentaire de sa part, il laisse le libre choix aux intervenants de commenter sa photo et d'en faire ce qu'ils veulent.
(Je le remercie de m’avoir permis d'écrire son portrait et de l’avoir rajouter dans la galerie des portraits des intervenautes car son absence aurait fait grandement défaut).Plus tard, au lycée, je me faisais foutre à la porte parce que je tenais odieusement tête à mes professeurs, surtout celui de maths, un Tournesol égaré entre nos bancs qui n'aurait jamais dû quitter le labo.
Plus tard encore, j'ai souvent joué le rôle de la pétroleuse qui se mêlait des conversations des hommes quand ses copines se peignaient sagement les ongles de doigts de pied.
Tais-toi un peu disait ma mère, baissez-les yeux disaient mes professeurs, tu veux toujours avoir raison hoquetaient mes amants (entendre, tu refuses que j'aie toujours raison).
Ces habitudes détestables me sont restées, ces travers ont perduré : poser des questions, refuser l'autoritarisme et résister à la mauvaise foi de Jules ou de Jim (que j'adore poupouler par ailleurs, mais vous savez comment ils sont Susceptiiiibles!).
A part ça, j'entretiens un commerce très doux avec les enfants, les animaux, les plantes et j'ai le goût de l'amitié.
Un jour, je me suis installée devant mon ordinateur,sous un arbre à palabres, face au bel horizon et de ce lieu virtuel, je persiste et signe.